L’AIGLE ROYAL

 

Notre dernier affût. Carlos, photographe professionnel et profond connaisseur de la région, nous a expliqué qu’une femelle d’aigle royal, âgée de 20 à 25 ans, vient de perdre son compagnon, rapidement remplacé par un jeunot de 7 ans. Une jeune fille vit encore avec le couple.

Christine a aperçu dans le lointain ce trio, au milieu des arbres, mais depuis lors rien ne se passe. Nous commençons à nous demander si nous avons fait une erreur et signalé notre présence, lorsqu’une tête, puis un bout d’aile apparaissent derrière un muret de pierre. L’espoir renaît, à juste titre, car l’aigle finit par se percher sur un arbre et se dévoiler un peu.

 

 

Nous avons attendu longtemps, mais le spectacle commence. La vieille dame s’approprie de la scène. Elle se perche sur un tronc et inspecte son territoire, longuement et attentivement. Craint-elle quelque chose ou veut-elle simplement montrer qu’elle est la patronne ? Allez savoir.

 

 

Le lapin peut attendre. Il ne risque pas de fuir. Mais pas trop longtemps, quand-même. On ne sait jamais ce qui peut arriver.

 

 

La jeune fille traîne aussi dans les parages. Elle aimerait bien participer au festin. Elle s’agite pour le faire savoir à sa mère. En absence d’un consentement clair, elle tente une approche discrète.

Dans le monde des aigles royaux, il doit exister un sévère protocole. Pas question de se mettre à table, sans y avoir été invité. Invitation que n’arrive pas. Autant repartir.

 

 

Elle reviendra, une fois sa mère partie. Du lapin, il ne reste que la tête. Maigre butin pour une affamée !

 

 

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