BONANSA

Bonansa est un petit et charmant village d’une cinquantaine d’habitants niché à 1400 mètres d’altitude dans la splendide nature des Pyrénées aragonèses. S’il peut être très touristique à certaines périodes de l’année, il est désert lorsque nous y arrivons sous quelques flocons de neige.

 

 

Alejandro et Maribel, les propriétaires de l’Hotel Terra Bonansa nous accueillent avec chaleur et sympathie. Leur magnifique établissement, petit bijou d’élégance et de confort, est un endroit parfait pour le début de notre aventure, d’autant  plus que Madame est une grande cuisinière.

Le lendemain, c’est Alejandro, co-propriétaire de l’affût, qui nous mène sur place. Son vieux Toyota doit franchir des murs de neige, avant de parvenir sur un plateau tout autant enneigé. Une hutte moderne, avec une large baie vitrée protégée par des filets de camouflage nous accueille.

Ciel bleu et soleil, montagnes d’un blanc éclatant, une brume matinale qui va et vient en créant des jeux de lumières, que demander de plus ?

 

 

Attirés par la nourriture, les rapaces ne devraient pas tarder à arriver. Voilà d’ailleurs le premier vautour fauve qui inspecte les lieux avant de se poser et donner le signal de voie libre à ses copains.

 

 

Ils sont victimes d’une mauvaise réputation qu’ils ne méritent pas. Ce sont des magnifiques oiseaux, royaux dans les airs, drôles à terre, où leurs pirouettes et pitreries mettent en valeur toutes les nuances de leur plumage.

Comme il fait froid, rien ne vaut mieux qu’un brin de gymnastique matinale pour se réchauffer.

 

 

Depuis un moment, celui-ci tourne autour de notre cabane d’affût. Il semble vouloir guigner à l’intérieur, entre les fentes des filets de camouflage.

 

 

Seul lui sait s’il aperçoit dans la vitre un rival ou s’il nous a vus. Le voilà qui se jette contre la baie vitrée. Un gros choc et il s’en va comme si rien ne s’était passé. Lui ou un autre recommenceront à plusieurs reprises. La vitre tient le coup !

Nous attendions la venue du gypaète barbu, peut-être celle de l’aigle royal. Ils ne viendront pas aujourd’hui.

Qu’importe ! Toute histoire a une morale. Pour nous aujourd’hui  ce pourrait être « qui se contente de peu, vit heureux ».

 

 

Ces deux-là, protagonistes d’une histoire bien plus célèbre que la nôtre, semblent partager notre avis.

 

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Estany de Ivars y Vila Sana