LA LAGUNE DE VILLAFAFILA

 

Jacques Brel chantait « Le plat pays qui est le mien… ». Il était Belge, mais il aurait pu naître aussi à Villafafila. Champs et cultures à perte de vue, rien pour accrocher le regard.

Alors que faisons nous ici ?

Les lagunes de Villafafila sont connues pour abriter une foule d’oiseaux. C’est une très bonne raison à nos yeux.

 

 

Il a beaucoup plu en Espagne et il pleut d’ailleurs à notre arrivée. L’eau a pris ses aises, mais elle reste bien loin des routes praticables. Les observatoires sont nombreux, mais très mal placés. Canards, limicoles et vanneaux huppés s’amassent bien trop loin. La maison du parc, qui en compte plusieurs donnant directement sur des lagunes artificielles, est fermée, alors qu’elle devrait être ouverte selon les horaires affichés sur son site. Une très mauvaises habitude en Espagne.

Mais il en faut plus pour nous décourager. Villafafila est le royaume de l’outarde barbue, un oiseau que nous n’avons jamais vu. Christine en déniche d’ailleurs un groupe bien loin dans les champs. Quelques photos qui, nous le savons, seront décevantes. 

L’outarde barbue est un oiseau très timide. Il faut éviter de le déranger et de l’approcher trop de près. Elle s’envole immédiatement, stressée et gaspillant de l’énergie précieuse.

Mais Christine et moi avons une technique bien rodée. Nous parcourons en voiture les pistes agricoles boueuses, à la vitesse de l’escargot. Dès que nous apercevons un groupe d’outardes, nous nous arrêtons et attendons qu’il veuille bien venir vers nous. Et cela fonctionne.

 

 

Elles finiront bien de s’envoler d’elles mêmes. Il s’agit tout simplement d’être prêt et de réussir une bonne mise au point. Quelques ratages, bien entendu, mais aussi du bon travail, me semble-t-il.

 

 

 

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