LA SIERRA DE GUARA

 

Castillazuelo, un village espagnol comme tant d’autres : des vieilles maisons, quelques constructions plus modernes, des ruelles tortueuses. Ici commence notre journée dans la Sierra Guara.

 

 

Nous enjambons le pont sur le rio Vero pour une promenade sur ses deux rives. Quelques mésanges et pinsons des arbres nous disent bonjour.

Encourageant, mais trompeur. Nous ne verrons qu’une bande de serins cinis et un grimpereau disparaissant après quelques secondes. Peu importe, au fond. Le sentier s’engage, tortueux et accidenté, dans une forêt de chênes parsemée de plaques rocheuses, avec l’impétueux rio Vero en contrebas. Des beaux paysages, même si le martin-pêcheur refuse de se montrer. 

Il est moins sauvage lors du retour sur la rive gauche du torrent. Une forêt plus banale et des champs cultivés. Deux rapaces attirent notre attention, là-haut dans le ciel. Deux buses variables, rien d’extraordinaire.

Reprenons notre voiture. Alquezar, joliment regroupé autour de sa cathédrale et Colungo sont entourés de forêts de chênes et genévriers descendant plus ou moins abruptement les versants de la montagne, jusqu’aux falaises qui se perdent dans des gorges mystérieuses. La route grimpe en s’entortillant sur elle-même, pour aboutir à un balcon d’observation sur le rio Vero, encore lui.

Spectacle éblouissant. Parois vertigineuses aux teintes ocres et grises, parsemées de grottes, qui dominent la rivière. Celle-ci semble presque s’effacer, face à tant de beauté.

 

 

Le vol en cercle des vautours amène notre regard vers les sommets enneigés des Pyrénées. L’Espagne est belle et nous en avons encore une fois la démonstration.

 

 

Les montagnes laissent leur place aux pâturages et aux champs cultivés dans l’un de ces changements de décor que nous apprécions tant. Difficile de croire que nous dirigeons vers le barrage de Calcon dans ce paisible terrain agricole. Et pourtant, il suffit une nouvelle montée de quelques kilomètres pour que l’eau refasse son apparition.

Nous sommes venus dans l’espoir d’apercevoir le tichodrome, nous rencontrons le bouquetin ibérique.

 

 

 

 

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