LIMICOLES A GOGO

 

On compte environ 216 espèces de limicoles, dont la plupart fréquentent des marécages, des zones humides de l’intérieur des terres et des rivages marins, selon Wikipedia. Autant dire que le Varanger est pour eux un terrain de jeu idéal et que nous allions en voir quelques uns.

Nous espérions en profiter et nous l’avons fait. Poussés par la marée montante en bord de plage, perdus dans la toundra ou isolés le long d’une rivière, nous avions le choix.

 

• Le Chevalier gambette

 

Lorsque l’avons vu pour la première fois, il y plus de 30 ans, pattes et bec orange vif, poussant des cris stridents pour nous éloigner de son nid, feignant une blessure pour protéger ses petits, nous ignorions son nom.

Au fil du temps, nous avons appris à le connaître. Bien qu’en pleine période de reproduction, nous avons été surpris de le voir ici toujours seul, fouillant la vase ou luttant contre les vagues.

 

 

• Le Chevalier sylvain

 

Nul doute, il arbore sa tenue nuptiale. Ses parties supérieures brunes sont décorées de motifs clairs et sombres au lieu d’être simplement finement ponctuées, mais mère nature n’a pas été très généreuses avec lui dans la distribution des couleurs.

 

 

Parions néanmoins qu’il trouvera une compagne.

 

Le Pluvier doré

 

Il adore les terrains plats et dégagés, où il peut courir rapidement. Néanmoins, lors de notre première rencontre, il dévalait joyeusement une pente. Il est vrai qu’il défendait manifestement son territoire contre un intrus.

 

 

D’autres ont suivi. De quoi admirer ses reflets qu’il lui ont donné son nom.

 

• Le Grand gravelot

 

« Un, deux, trois…plusieurs ! »

Vous en apercevez tout d’abord un et puis vous voyez tous les autres. Ces petits limicoles se déplacent en groupe, courent sur la plage comme un jouet à piles, s’envolent pour mieux revenir.

Ils sont tellement vifs qu’il est parfois difficile de peaufiner le cadrage.

 

 

Mais nous avons eu plusieurs chances.

 

• Le Bécasseau variable

 

Le vol rapide et direct d’une bande bruyante annonce l’arrivée sur la page du Bécasseau variable. Arborant sa tenue nuptiale tricolore rouge, blanche et noire, il est facilement reconnaissable, chose qui n’est pas évidente en d’autres périodes de l’année.

 

 

Combien sont-ils ? Impossible de les compter, car ils se déplacent sans cesse en fouillant la vase à coup de bec. Mais le fait qu’ils soient nombreux signifie que la reproduction n’a pas encore commencé, le couple s’isolant en cette période de sa vie.

 

• Le bécasseau cocorli

 

Assis sur la plage d’Ekkeroy, nous nous régalons du spectacle incroyable de centaines d’oiseaux qui vont et qui viennent sur la plage.

Pour une fois,  nos yeux remplacent nos téléobjectifs. Aurions-nous repéré le bécasseau cocorli  qui se mêle à la foule si nous étions occupés à chercher le meilleur cadrage ? J’en doute.

 

 

Nous l’avions vu pour la première fois il y a deux mois en Camargue et nous avions dû batailler avec nos guides pour l’identifier. Aujourd’hui, nous le connaissons et c’est plus facile.

 

• Le bécasseau minute

 

Le plus petit des bécasseaux est là, devant nous, en plumage nuptial, comme il se doit. Pendant un moment, l’excitation d’une nouvelle observation prend le pas sur le plaisir de prendre son portrait. Un court moment, rassurez-vous.

 

 

Dans quelques mois, il sera peut-être au Cap et profitera de la chaleur africaine. Dix-mille kilomètres plus loin, malgré sa petite taille. Joli exploit, n’est-ce-pas ?

 

• Le bécasseau violet

 

Si vous pensiez en avoir fini avec les bécasseaux, vous faisiez fausse route. Mais, prenez patience, c’est le dernier, promis-juré.

Nous avons découvert le plus nordique de nos bécasseaux, presque par hasard, lors d’une tentative d’approche d’un groupe de mouettes tridactyles sur une pointe rocheuse.

Dans les algues en bordure de plage, nous avons découvert le Tourne-pierre à collier et notre bécasseau, deux espèces qui se côtoient volontiers.

 

 

Nous ne pouvions pas manquer de le revoir à Ekkoroy.

 

• Le Tourne-pierre à collier

 

Nous en parlions plus haut, justement. Concentrés sur le Bécasseau violet, nous l’avions un peu négligé. Erreur que nous n’avons pas tardée à corriger.

 

 

Il ne doit pas être ici depuis bien longtemps, car il fréquente la zone subarctique uniquement pour se reproduire. Ses belles couleurs bigarrées en disent long à ce sujet.

 

• La Barge rousse

 

Elle semble faire épreuve de prudence. Nous l’avons toujours vue arriver en bonne dernière sur la plage, laissant Limicoles et Combattants s’installer. Elle seule sait pourquoi.

Sa grande taille et son bec interminable l’aidant, elle ne passe jamais inaperçue.

 

 

Le rouge-brique de sa poitrine ne laisse aucun doute sur la présence du mâle en tenue nuptiale. Le gris des autres oiseaux fait penser qu’il s’agit d’adultes n’ayant pas encore endossé leurs habits de séduction.

 

 

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