Nous n’y avons pas prêté l’attention que nous avons dédiée aux autres oiseux, il est vrai. Mais nous nous attendions à en voir et à en entendre davantage.
Nous sommes peut-être arrivés trop tôt dans la région.
• La Grive litorne et la Grive mauvis
Un éclair traverse notre route, puis un peu plus loin un autre. Encore et encore, pendant tout notre voyage. Un oiseau avec une tache pale au croupion. Nous mettrons quelque temps à découvrir qu’il s’agit de la Grive litorne.
Elle mérite sans aucun doute le tire de reine des passereaux du Varanger.
Sa cousine, la Grive mauvis est aussi présente, mais elle se fait plus discrète. Nous entendons souvent son chant et parfois nous l’apercevons fugitivement dans un bosquet.
Il a fallu faire preuve de persévérance pour capturer une image.
• Le Pouillot fitis
Lui aussi est très présent dans le Varanger. Son chant si particulier attire notre regard, mais il est déjà trop tard, il a déjà changé de branche.
Vif comme l’éclair, bougeant sans cesse, il engage un vrai combat avec nos objectifs. Il gagne toujours. Presque…
Et puis, l’amour lui fait perdre toute prudence.
• Le Pipit farlouse
Trois sortes de Pipits fréquentent la région : le maritime, le gorge-rousse et le farlouse. Nous avons aperçus les deux premiers, nous avons aussi pris une mauvaise photo du deuxième. Nous avons eu plus de chance avec le troisième.
• La Gorgebleue à miroir
Voici un oiseau avec lequel j’ai un rapport particulier. Je l’ai cherché pendant des heures et pendant des jours à Genève et je l’ai juste aperçu s’envoler un matin. J’ai pris ma revanche l’année passée en Norvège centrale avec une séance de pose particulièrement longue.
Une troisième version m’attendait cette année-ci. Elle fréquentait nos premiers bivouacs, s’installait au sommet d’une branche déployant son chant, changeait de perchoir avant que je puisse la cadrer.
Nous avons joué au plus malin longtemps. Elle semblait prendre plaisir à s’offrir en contre-jour lorsqu’elle prenait son temps. Mais les programmes de traitement photo font des miracles de nos jours.
• Le Gobemouche noir
Un long sentier nous permet de nous balader dans une forêt de bouleaux dans la vallée de Masjok. Il descend vers la rivière et traverse une réserve naturelle. Nous sommes censés avoir une chance d’observer de nombreux oiseaux, mais nous marchons dans le silence absolu. Tous les nichoirs sont vides. Les oiseaux ne sont pas encore arrivés.
Seule une femelle de Gobemouche noir volète d’une branche à l’autre. Elle cherche visiblement à nous éloigner de son nid. Nous la laissons en paix… Un peu plus loin, nous rencontrerons le mâle.
• Le Bouvreuil pivoine
Il pourrait participer à tous les concours de beauté et en remporter plusieurs. Il a choisi de prendre le temps de venir me dire bonjour, d’une façon totalement inattendue, pendant que j’attendais Christine partie ailleurs.